Au début du XXème siècle, le bâtiment principal est un hôtel portant le nom  » d’Hôtel Moderne « .  Il est apprécié pour la modernité de ses installations : eau chaude, électricité, salle d’eau dans toutes les chambres.

L’objectif fondateur de l’Association :
une réinsertion sociale, professionnelle et culturelle

En 1966, le bâtiment devient un Centre médical socioculturel sous l’initiative d’une douzaine de chefs d’établissements de sanatoriums et maisons de cure de Cambo. Le Centre géré par l’association Inter-Etablissements de Cambo (AIEC) avait pour principales missions : de coordonner et d’améliorer l’action menée auprès des pensionnaires des établissements afin de faciliter leur réinsertion sociale et professionnelle, d’éviter le désœuvrement consécutif à la durée des séjours. Dans les années 60, les centres de soins de Cambo accueillaient en effet pour majeure partie des tuberculeux. Compte tenu de la durée d’hospitalisation inhérente à la gravité de la maladie (2 ans en moyenne), il convenait de préparer au mieux le retour à la vie active des malades. A ces longs séjours en centre de cure devait correspondre une action d’envergure et ambitieuse : le reclassement professionnel. Des outils importants en locaux et personnels furent mis en place pour assurer : le rattrapage scolaire, des cours d’anglais, de dactylo, d’alphabétisation (beaucoup de patients provenaient d’ Afrique noire ou d’Afrique du Nord). Environ 1500 élèves furent ainsi guidés dans leurs apprentissages par des enseignants détachés de l’éducation nationale entre 1967 et 1979. Aux malades tuberculeux s’ajoutaient une population relativement importante d’insuffisants respiratoires chroniques : les deux
publics avaient accès à des activités dites occupationnelles, tant de loisirs que culturelles (ateliers d’arts plastiques, couture, expression corporelle, bibliothèque). Le but recherché au travers des activités du centre était de contribuer au mieux-être psychologique des malades.

Au delà de sa politique de réinsertion professionnelle, de sa dimension sociale et culturelle, le Centre abritait un certain nombre de spécialistes (psychiatres, dermatologues, ophtalmologistes…) qui consultaient les malades au sein de l’association. Un service de kinésithérapie centralisait au centre les réponses aux besoins de l’ensemble des établissements. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, les médecins et autres intervenants para-médicaux pratiquent directement en centre de soins. Parallèlement à cette pratique médicale, le Centre d’animation accueillait un service d’assistantes
sociales commun aux établissements fondateurs.

La bibliothèque municipale prenait place au sein du Centre jusqu’à la construction de la médiathèque en …
Désormais, ces deux pôles sont complémentaires, les fonds étant différents. Une carte d’adhésion permet une consultation mutuelle des services de prêts.


Une reconversion progressive et réussie

L’AIEC était et demeure un Centre socioculturel polyvalent ayant su s’adapter à cette reconversion des sanatoriums en établissements de soins de suite et de réadaptation. Cette évolution n’a rien eu d’aléatoire puisqu’elle n’a fait qu’ajuster au mieux son action en fonction de l’évolution des pathologies, de la durée des séjours, du profil et de l’âge moyen des patients et de leurs centres d’intérêts. Le changement commence vers la fin des années 1970 et coïncide avec la reconversion de la station climatique. Les orientations du Centre se sont progressivement modifiées pour trois raisons principales : des affections traitées différentes ; des séjours de malades consécutivement et très sensiblement écourtés ; des milieux sociaux concernés plus diversifiés. Dès cette époque, le Centre s’est donc adapté au changement du profil du malade mais il a aussi, dans un souci de socialisation évidente (rompre le ghetto de l’hospitalisation, établir des liens conviviaux avec les locaux) ouvert ses activités à la population locale. L’aide psychologique envers les malades devenait ainsi la priorité du Centre.

Aujourd’hui, le Centre est un espace neutre ouvert à tous, qui tente à travers ses activités de favoriser l’autonomie et l’épanouissement des personnes, de créer des liens sociaux sur le territoire afin que chacun participe à la construction d’une société plus solidaire. Près de 90 personnes en moyenne utilisent journellement les services de cette structure privée qui se distingue par son unicité.


Vers un Projet de « Maison de vie socioculturelle »

Compte tenu des besoins et des attentes des usagers et des habitants, l’Association a pour ambition de devenir une « Maison de vie socioculturelle » dont les services et les activités pourraient profiter à l’ensemble de la population. Il s’agit de concevoir un lieu de rencontre et d’échange entre les générations afin de favoriser le développement de liens sociaux entre les personnes.